Les livres, nos compagnons de vie.

Malgré la multitude de nouveautés chaque année, certains livres se rappellent à nous et il est impossible de les laisser de côté. Comme s’ils agitaient une clochette au-dessus d’eux dans nos bibliothèques, « c’est le moment, relis-moi pour la centième fois ! ». Comment résister ?

Tous les étés, je relis le roman Toi et moi, à jamais d’Ann Brashares. La célèbre auteure de la saga Quatre filles et un jean a publié ce roman d’été en 2007. Depuis mes quinze ans, je pense qu’il y a peu d’étés où Alice, Riley et Paul ne m’ont pas accompagné. Ils sont mes fidèles compagnons de plage, les pages pleines de sel et avec une légère odeur d’océan entre les lignes. Cette année, le roman clôture mon été, non pas sur la plage mais dans mon lit, les nuages défilant au-dessus de moi depuis mon velux. Comme un rappel de mon adolescence, des marques de bronzage et des robes légères. Je le savoure, toujours, comme si c’était la première fois. Les premiers amours de ces personnages, le début de l’âge adulte, les responsabilités et les douleurs qui nous font grandir d’un coup. Le lien profond et sincère qui existe entre les deux sœurs et leur ami d’enfance. Les bouleversements de la vie et les non-dits, c’est à la fois un roman d’apprentissage et une belle leçon d’amour, sur la façon dont on grandit et sur nos envies. Ma lecture d’adolescente était teintée d’envie pour cette histoire d’amour et les élans passionnés des débuts. Ma lecture d’adulte voit aujourd’hui les réalités du quotidien qui transpercent les personnages et la difficulté parfois de faire face à sa culpabilité (surtout quand elle n’a pas lieu d’être) et aux tragédies. Le tout enrobé par un amour sensible et que je conçois plus mature maintenant. L’importance de la famille et de celle que l’on se construit aussi. Mes yeux d’adulte savourent ce passage du temps et ce livre qui reste intact, malgré de multiples déménagements, à m’attendre chaque été. Devenir adulte peut être optimiste, c’est ce que nous raconte cette histoire.

Ce rituel de lecture pourrait être le symbole des années qui défilent, tout en conservant cet émerveillement magique de tout, même des gestes quotidiens, mêmes des habitudes. La promesse des étés qui filent à toute vitesse mais qui me laissent toujours requinquée et pleine d’allégresse. C’est aussi ça, le pouvoir des livres. Nous accompagner dans chaque étape de nos vies, nous offrant des moments de lecture différents et des portes d’entrées vers d’autres horizons pour nous échapper et tout affronter.

Dans un tout autre registre, je répare une erreur de jeunesse : cette année marque pour moi la rencontre avec les Harry Potter. Je sais, c’est un comble… J’ai essayé de les lire à leur sortie, en vain. J’ai ensuite vu tous les films et réessayé les livres, en vain. Des années ont passé et j’ai redécouvert tout l’univers en rencontrant une de mes plus proches amies. J’ai lié un lien profond avec elle et aussi avec HP. Comme un rituel entre nous, un running-gag qui nous fait autant rire que frissonner ! On ne se lasse pas de les regarder, dans l’ordre ou en aléatoire, d’en parler, d’en faire des soirées déguisées… Comme un point de départ pour partager nos émotions sur tout le reste.

J’ai donc décidé de faire honneur à cette passion cinématographique et amicale en dévorant les livres. Je viens de finir le tome 3 (qui est, en parallèle, mon film préféré de la saga). Dévorée n’est même pas assez fort pour décrire ma lecture. J’ai eu l’impression de tout redécouvrir avec des yeux neufs. Les multiples détails qui manquent dans le film, des informations qui éclairent tellement sur les personnages et leur lien. C’est une immersion complète dans un univers que je pensais connaître et qui m’étonne à chaque tome ! J’ai presque l’impression de rencontrer cet univers magique pour la première fois. Les émotions livresques sont tellement différentes de celles au cinéma. Comme si tout était plus profond, plus personnel, plus intérieur forcément. Un tête-à-tête avec Harry Potter. J’en redemande, vivement la suite !

Le lien que je vois entre ces deux lectures c’est qu’elles ont pu nous accompagner dans notre enfance. Harry Potter a suivi les rentrées de nombreux élèves, les retrouvant chaque année avec une bougie en plus. Nombreux sont mes amis qui ont eu la sensation de grandir avec le héros. C’est aussi pour d’autres une première entrée dans le monde des livres, une première lecture très marquante. Et qu’il est bon de relire des années après, retrouver un peu de son enfance dans son cœur d’adulte.

Toi et moi à jamais, Ann Brashares, traduit de l’anglais (États-Unis) par Vanessa Rubio, Gallimard Jeunesse, 2008, 336 pages.
Harry Potter, et Le Prisonnier d’Azkaban, J.K Rowling, traduit de l’anglais par Jean-François Ménard, Gallimard Jeunesse, 1999, 474 pages.

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